Favazzina : le village de pêcheurs entre Scilla et Bagnara
Favazzina est un petit hameau côtier de la commune de Scilla, serré entre la ligne ferroviaire tyrrhénienne, les premiers reliefs de l'Aspromonte et une plage de galets. Né comme un village de pêcheurs, il a conservé cette échelle modeste : quelques rues parallèles à la côte, la mer qui s'ouvre juste devant les maisons et une gare littéralement posée sur le rivage.
Au-dessus du village passe le viaduc de Sfalassà, l'un des ponts autoroutiers les plus hauts d'Europe, visible depuis plusieurs points du hameau. Favazzina n'a ni le patrimoine historique de Scilla ni l'offre de Bagnara Calabra, mais elle partage avec les deux le chemin de fer et le paysage de la Costa Viola, restant une base tranquille pour qui veut la mer sans le tourisme de masse des centres voisins.
Le village de pêcheurs sur la voie ferrée
Favazzina est un hameau de Scilla face à la mer Tyrrhénienne, traversé par la ligne ferroviaire qui remonte la côte de Villa San Giovanni vers Naples. Ici, la voie longe presque l'eau : la petite gare se trouve à quelques pas du rivage, l'un des tronçons où le train longe la mer de plus près sur toute la ligne tyrrhénienne calabraise.
Le village est né comme un établissement de pêcheurs, développé dans une bande étroite entre les rails, la route nationale 18 et les premiers reliefs qui montent abruptement vers l'Aspromonte. Les maisons s'alignent en rangées parallèles à la côte, avec peu de ruelles transversales et un plan simple, sans le tissu historique plus dense de Scilla ou de Bagnara. Aujourd'hui, la pêche reste une activité mineure, pratiquée par quelques familles avec de petites barques tirées sur la plage, tandis qu'une bonne partie de la vie du hameau tourne autour de l'été et des baigneurs qui arrivent en train ou en voiture par la route nationale.
La plage et la mer de Favazzina
La plage de Favazzina est faite de gravier fin et de galets, coincée entre la voie ferrée et la pleine mer, avec un fond qui plonge déjà en profondeur à quelques mètres du rivage. Il n'y a pas d'établissements balnéaires étendus comme à Scilla : l'accès y est plus libre, avec des tronçons de plage sans services alternant avec quelques points aménagés en été.
Le fond rocheux et la transparence de l'eau en font un lieu discret pour nager ou faire du snorkeling loin de la foule. Même en haute saison, le village reste tranquille par rapport aux centres voisins : pas de front de mer aménagé ni de vie nocturne organisée, et la plage se remplit surtout les week-ends de juillet et août avec des baigneurs venus de Scilla et de Bagnara Calabra. Le littoral se poursuit vers le nord par une série de criques accessibles seulement à pied ou en bateau, où le paysage de la Costa Viola, avec ses promontoires plongeant à pic dans la mer, se révèle le mieux.
Le viaduc de Sfalassà au-dessus de la vallée
Au-dessus de Favazzina, parmi les montagnes qui descendent vers la mer, passe le viaduc de Sfalassà : un pont autoroutier sur l'A2 du Mediterraneo qui franchit la fiumara du même nom par une unique et grande arche d'acier. Le tablier est suspendu à environ 254 mètres au-dessus du fond de la vallée, une hauteur qui le classe parmi les ponts les plus hauts d'Europe et qui en fait, aujourd'hui encore, l'arc en portique le plus haut du monde.
Construit sur un projet de l'ingénieur Silvano Zorzi et ouvert à la circulation en décembre 1972, il est visible depuis plusieurs points du hameau et de la côte en contrebas, un repère reconnaissable du paysage lorsqu'on regarde vers l'intérieur des terres. Ceux qui empruntent l'autoroute entre Bagnara et Scilla le traversent presque sans s'en apercevoir, mais depuis le sol, la plage ou les ruelles au-dessus du village, sa hauteur au-dessus de la vallée est frappante et il reste l'un des éléments les plus photographiés de ce tronçon de côte.
Entre Scilla et Bagnara, sans l'affluence des centres
Favazzina se trouve à mi-chemin entre deux localités plus connues de la Costa Viola. Scilla se situe à quelques kilomètres au sud, avec son centre historique et Chianalea, le quartier de pêcheurs aux maisons posées sur l'eau ; Bagnara Calabra est proche au nord, réputée pour la pêche à l'espadon et ses marchands de poisson ambulants. Favazzina n'a ni le patrimoine monumental ni l'offre commerciale de ces deux localités, mais elle en partage le paysage et la ligne ferroviaire, avec des liaisons fréquentes qui facilitent les déplacements sans voiture.
Pour qui séjourne dans la région, le hameau fonctionne bien comme étape intermédiaire : une matinée de mer loin des lieux les plus fréquentés, avec Scilla et Bagnara Calabra accessibles en quelques minutes de train ou de voiture pour déjeuner, faire les courses ou se promener dans leurs centres historiques respectifs. C'est une façon de vivre la Costa Viola à un rythme plus lent, sans devoir choisir un seul village comme base fixe.
La tranquillité d'un lieu hors des sentiers battus
Contrairement à Scilla, qui attire un tourisme important en été entre le quartier de Chianalea et le château Ruffo, Favazzina reste un lieu mineur, sans grand nombre de visiteurs. Il n'y a ni hôtels notables ni offre d'hébergement structurée : ceux qui la choisissent le font pour passer quelques heures de mer tranquille, souvent à la journée, ou pour séjourner dans une maison louée dans la région pendant les vacances d'été.
Le village vit à un rythme lent, rythmé par le passage des trains régionaux et les quelques commerces ouverts le long de la route nationale. C'est un bon point d'ancrage pour qui cherche la Costa Viola sans les files d'attente estivales des centres plus connus, sachant que les services restent essentiels et concentrés en juillet et août, tandis que le reste de l'année le hameau redevient presque uniquement un lieu de passage pour ceux qui vivent le long de la ligne ferroviaire.
Comment se rendre à Favazzina
En voiture, on rejoint Favazzina depuis l'autoroute A2 Mediterraneo en sortant au péage de Scilla ou de Bagnara Calabra, puis en poursuivant sur la route nationale 18 Tirrena Inferiore, qui traverse le hameau. C'est l'un des rares villages de la côte où le train reste une véritable alternative : la gare de Favazzina, sur la ligne Villa San Giovanni-Battipaglia, est desservie par des trains régionaux reliant le village à Scilla en quelques minutes et à Reggio Calabria et Villa San Giovanni avec des liaisons fréquentes tout au long de la journée.
Le bâtiment voyageurs se trouve juste à côté de la plage, avec un passage souterrain menant directement sur le rivage : on descend du train et on est dans l'eau en deux minutes. En avion, l'aéroport le plus proche est celui de Reggio Calabria, suivi de celui de Lamezia Terme, tous deux reliés à la côte tyrrhénienne par l'autoroute A2 ou, pour ceux qui arrivent de Sicile, par les ferries de Messine vers Villa San Giovanni.
Que voir dans les environs
Depuis Favazzina, on atteint en quelques minutes certains des lieux les plus caractéristiques de la Costa Viola. Au sud, Chianalea di Scilla est le quartier de pêcheurs aux maisons posées sur les rochers, l'un des lieux les plus photographiés de la côte tyrrhénienne calabraise ; à Scilla s'ajoutent l'histoire et les légendes liées au mythe de Scylla et Charybde, qui trouvent ici une référence géographique précise dans le détroit qui lui fait face.
Ceux qui cherchent une côte plus sauvage peuvent remonter vers le Sentiero del Tracciolino, l'ancien tracé ferroviaire entre Palmi, Seminara et Bagnara, aujourd'hui praticable à pied entre tunnels et vues sur la mer, ou choisir parmi les autres plages de la Costa Viola, différentes les unes des autres par leur fond et leur orientation. Pour ceux qui arrivent du côté du détroit, Villa San Giovanni reste le point de référence pour les ferries vers la Sicile et un bon point de départ pour explorer toute la région, du musée de Reggio Calabria aux villages de l'arrière-pays de l'Aspromonte.
Où dormir : maisons de vacances sur la Costa Viola
Pour un séjour dans cette partie de la Costa Viola, Favazzina fonctionne bien comme une des étapes à prévoir en logeant dans une maison de vacances entre Scilla et Bagnara Calabra. Un deux-pièces ou un appartement avec vue sur la mer offre la liberté d'organiser ses journées comme on le souhaite : petit-déjeuner en toute autonomie, une baignade à Favazzina le matin, le déjeuner à Bagnara ou une soirée à Chianalea, sans les horaires fixes d'un hôtel.
Pour les familles avec enfants, la solution en appartement reste souvent la plus pratique, avec de l'espace pour cuisiner et se déplacer tranquillement entre les différents hameaux de la côte, en évitant le trafic estival des centres les plus fréquentés. Vérifiez les disponibilités des maisons de vacances sur la Costa Viola et envoyez-nous une demande directe pour organiser votre séjour à la période de votre choix.
Questions fréquentes sur Favazzina
À quelle distance se trouve Favazzina du centre de Scilla ?
Environ 5 kilomètres, quelques minutes en train ou en voiture le long de la route nationale 18.
La plage de Favazzina est-elle en accès libre ?
Oui, la majeure partie du rivage est libre, avec quelques zones aménagées durant les mois d'été.
Voit-on le viaduc de Sfalassà depuis Favazzina ?
Oui, le pont autoroutier est visible en regardant vers l'intérieur des terres depuis les points les plus élevés du hameau et depuis la plage.
Comment se rendre à Favazzina en train ?
La gare se trouve à quelques pas de la mer, sur la ligne Villa San Giovanni-Battipaglia, avec des liaisons régionales fréquentes vers Scilla et Reggio Calabria.
Où se garer à Favazzina ?
Le long de la route nationale 18 et dans les rues adjacentes du village, avec davantage de places disponibles en dehors des week-ends d'été.
Y a-t-il de la vie nocturne à Favazzina ?
Non, le hameau reste tranquille même en été : pour la soirée, mieux vaut se rendre à Scilla ou à Bagnara Calabra.
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