Sant’Eufemia d’Aspromonte : le village-balcon entre l’Aspromonte et la mer Tyrrhénienne
Suspendu entre les forêts de l’Aspromonte et la mer, Sant’Eufemia d’Aspromonte est un village-balcon surplombant la plaine de Gioia Tauro et la mer Tyrrhénienne. De ses places, le regard balaie les oliveraies et les vergers d’agrumes de la plaine jusqu’à la ligne bleue de la côte, tandis qu’à l’arrière s’élèvent les crêtes boisées de la montagne.
Village d’anciennes traditions paysannes, reconstruit après le tremblement de terre de 1908, il garde une mémoire importante du Risorgimento : c’est sur les pentes de l’Aspromonte qui domine le bourg que, en 1862, Giuseppe Garibaldi fut blessé lors de la célèbre « journée de l’Aspromonte ». Huile d’olive extra-vierge, châtaignes, air de montagne et sentiers parmi les hêtres font de Sant’Eufemia une porte tranquille et authentique vers le parc national de l’Aspromonte.
Le village et ses panoramas
Sant’Eufemia d’Aspromonte se découvre à pied, entre des places aérées, des escaliers et des églises reconstruites après le tremblement de terre de 1908 qui rasa une grande partie du bourg. Le centre conserve le rythme lent des villages de montagne : les boutiques, le clocher qui pointe entre les toits, les anciens sur les bancs à l’ombre. Le vrai charme, pourtant, c’est le dialogue constant entre le village et le paysage. Quelques pas vers les belvédères suffisent pour voir s’ouvrir la plaine de Gioia Tauro, les oliveraies qui descendent vers la mer et, par temps clair, la ligne de la mer Tyrrhénienne avec les îles Éoliennes à l’horizon. C’est un village qui invite à ralentir, à chercher le bon coin pour une photo et à respirer le bon air de l’Aspromonte.
Garibaldi et la « journée de l’Aspromonte »
Le nom de Sant’Eufemia d’Aspromonte est lié à une page célèbre du Risorgimento italien. Le 29 août 1862, sur les plateaux boisés de l’Aspromonte qui dominent le village, Giuseppe Garibaldi menait ses volontaires dans la marche sur Rome lorsqu’il fut arrêté par les troupes royales : dans cet affrontement, le « Héros des Deux Mondes » fut blessé à la jambe. L’épisode est entré dans l’histoire sous le nom de « journée de l’Aspromonte ». En souvenir de ces faits, au cœur des forêts de la montagne, se dresse un mémorial garibaldien : un sobre mausolée de pierre, entouré des grands arbres du parc et accessible depuis le village par une courte excursion. C’est un lieu silencieux et évocateur, où l’histoire nationale s’entrelace avec le paysage de l’Aspromonte, qui mérite une halte pour qui veut saisir l’âme de ces lieux.
Nature, produits et comment venir
Sant’Eufemia est une base idéale pour les amoureux de la montagne : les sentiers montent à travers châtaigneraies et hêtraies vers le cœur du parc national de l’Aspromonte, offrant de l’air frais même en été et une nature encore intacte. La terre donne ici des produits authentiques : l’huile d’olive extra-vierge des oliveraies tournées vers la mer, les châtaignes des bois, les champignons et les plats paysans de la tradition calabraise. C’est l’endroit idéal pour qui cherche la tranquillité, les promenades et les saveurs authentiques, loin de la foule de la côte.
Pour venir, on quitte l’autoroute A2 « del Mediterraneo » (Salerne–Reggio de Calabre) en direction de la plaine de Gioia Tauro et l’on monte au village en quelques minutes ; depuis Reggio de Calabre, comptez environ une heure. Les aéroports de référence sont Reggio de Calabre et Lamezia Terme. Une fois au village, le meilleur moyen de le découvrir est à pied, en combinant peut-être la visite avec les villages voisins de l’Aspromonte.